HÛLLYMËN – Création automne 2020

 

Création : saison 2020/2021

HÛLLYMËN

Le jour où les chiens ont envahi Khatchkaar

 

Journal d’une ville assiégée

 

Texte : Christophe Bihel
Conception et mise en scène :  Agnieszka Kolosowska-Bihel et Christophe Bihel
Création vidéo / Régie : Maxime Huyghe
Création Lumière / Régie : Michel Druez
Bande originale / Direction musicale : Corentin Colluste
Scénographie : Michel Druez et Christophe Bihel
Costumes : Camille Lamy
Masques : Fredericka Hayter
Administration/ Production/ Diffusion : Florent Peters, Ophélie Jaffeux
Jeu : Kim Aubert, Léa Debarnot, Agnieszka Kolosowska-Bihel, Corentin Colluste, Christophe Bihel
Acteurs/Actrices à l’écran : Zana Goodall, Claudy Aubert-Dassé, Benjamin Candotti-Besson

 

PRODUCTION ET SOUTIENS

La Guérétoise de Spectacle-Scène conventionnée de Guéret ; Accès Soir – Riom (Scène Régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes) ; Communauté de Communes Dômes Sancy Artense ; Théâtre des Îlets-Centre Dramatique National de Montluçon ; Le Petit Théâtre Dakôté ; en cours…

 

CALENDRIER PRÉVISIONNEL

2017 – 2018 : Ecriture.
Avril 2019 : Résidence – Théâtre des Îlets-CDN de Montluçon.
Octobre 2019 : Résidence – Forum Rexy-Riom (Scène Régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes).
Printemps 2020 : Résidence – La Bascule – C.C. Dômes Sancy Artense.
Octobre – Novembre 2020 : Résidence puis création – La Guérétoise de Spectacle-Scène conventionnée de Guéret.

Diffusion à partir de novembre 2020…

 

L’HISTOIRE EN QUELQUES MOTS

  Hûllymën raconte la chute de Khatchkaar, une ville imaginaire prise dans une guerre imaginaire et assiégée par les « fous d’Hûllios », un Dieu (comme tous) imaginaire. Khatchkaar comme Troie, Stalingrad, Grozny, Alep, Sarajevo et tant d’autres depuis toujours et pour toujours. Une histoire qui se tisse au fil des témoignages. Un siège, raconté par ceux qui le font et ceux qui le subissent. Des tranches de vies privées capturées dans le tourbillon de la Grande Idiotie. Un récit quasi épique en forme de témoignage universel d’une guerre (moderne) où il ne resterait comme « va-tout » face à la barbarie que l’humanité et la tendresse des uns et des autres.

 

PREMIÈRE INTENTION

  Chez-nous, dans nos pays nantis, on dit souvent qu’il y a un temps pour tout. Un temps pour se distraire, un temps pour rêvasser, un temps pour fabriquer de jolis spectacles, pour lire, travailler, aller au cinéma, disserter, s’enflammer pour un rien, un temps pour profiter de la vie autour d’une pinte, pour regarder un match de foot, fumer, s’aimer, manger des cerises jusqu’à s’en faire péter la panse… Il y a aussi un temps, de gestation, un temps pour dire « oui-oui », puis détourner le regard vers la lune parce qu’ici-bas parfois c’est pas jojo et heureusement, parfois, vient le temps de dire non, parce que le monde, à force de se vautrer dans le ridicule s’enlise dans un tel cynisme qu’il fabrique des victimes à tour de bras, à coups de trique et de thunes et ça suffit comme ça, car bordel, il y en a marre, plus que marre de voir ce qu’on voit, d’écouter ce qu’on écoute, tout ça va mal finir, de qui se moque-t-on ? Hûllymën s’inscrit dans le temps de ce « non »… Pas trop tôt ! … Peut-être… C’est la vie…

  Puisqu’au pays du théâtre, la seule réponse face à la violence des temps est de raconter des histoires, alors contons ! Contons du mieux que nous pourrons en toute sincérité, avec poésie, tendresse, humour et enthousiasme.

  Essayons du fin fond de nos cœurs de nous mettre à la place de ceux qui n’ont pas la chance de vivre où nous vivons, de ceux qui n’ont pas le loisir de donner du temps au temps, de ceux qui contrairement à nous, n’ont que le temps d’essayer de survivre. Faisons ce geste, osons dire et redire notre haine de la Grande Idiotie ; osons aussi nous en moquer avec en contrepoint les armes du clown, car elle nous pend au nez ! …

 

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